Pluies acides
 

   La pollution et les problèmes qui lui sont liés font partie de nos préoccupations quotidiennes. Il n'est pas toujours facile, pour les citoyens que nous sommes, de faire le tri entre les informations qui nous parviennent. Le problème est que la rumeur n'a pas toujours tort et que les médias n'ont pas toujours raison.

    Si les feuilles des arbres de mon jardin jaunissent, dois-je forcément croire mon voisin qui accuse le "ciel" ? La pollution par l'ozone atmosphérique a-t-elle été exceptionnelle durant l'été 97 ou s'agit-il d'un phénomène de sur-médiatisation engendré par quelques journalistes à la recherche de sensationnel ?  La réponse à ces questions n'est pas des plus évidentes. Seule une démarche scientifique, parfois longue à mettre en oeuvre et nécessitant souvent des moyens technologiques, permettra de répondre d'une manière satisfaisante. L'un des rôles du chimiste est de surveiller notre environnement. Il lui appartient aussi, lorsque cela est nécessaire, de proposer les remèdes.

  C'est ainsi que, depuis maintenant plus de vingt ans les chimistes s'intéressent à l'acidité des pluies. Le pH de l'eau de pluie est régulièrement contrôlé et certaines valeurs très inquiétantes ( pH = 1,5 ) ont été relevées, en, particulier aux Etats-Unis. Pour mémoire le pH du vinaigre est de 2,8 et celui du jus de citron d'environ 2,3. De telles acidités sont à l'origine de la mort biologique de plusieurs lacs de notre planète et de la détérioration de monuments  qui avaient pourtant résisté à des siècles d'histoire.

Causes de l'acidité des pluies

acidité "naturelle"

Vous savez que par définition, dans le cas d'une solution de faible concentration, pH = - log [ H3O+]

La dissolution du dioxyde de carbone atmosphérique et l'équilibre suivant:

CO2 (aq) +  2 H2O  <_ _______> HCO3- + H3O+

 expliquent facilement l'acidité de l'eau pure. Dans les conditions normales, le pH de l'eau pure est de 5,6.

Même non polluée, une pluie est donc acide.

Pollution acide

Les deux principaux polluants acides des pluies sont l'acide nitrique HNO3    et    l'acide    sulfurique   H2SO4, or les rejets directs de ces deux substances dans l'atmosphère sont très faibles et ne peuvent en aucun cas justifier les ordres de grandeur des acidités citées ci-dessus.

Les précurseurs de l'acide nitrique sont le monoxyde et le dioxyde d'azote qui se forment, à haute température, à partir du dioxygène et du diazote atmoshériques, en particulier dans les moteurs de nos véhicules et dans certains réacteurs industriels.

Certaines industries utilisent un combustible riche en soufre et produisent donc une grande quantité de dioxyde de soufre qui se transforme en acide sulfurique.

Dans les deux cas, c'est un enchainement de réactions radicalaires initiées par le rayonnement solaire qui conduit du précurseur au polluant final.

But du TP

Nous allons étudier l'acidité d'une pluie locale. le dosage se fera par la méthode de Gran.

Dans une première étape, le protocole sera testé sur une solution très faiblement acide ( fausse pluie!). Nous l'appliquerons ensuite à l'étude de l'acidité de la pluie recueillie sur notre lycée.

page suivante

 retour page d'accueil

 

didier.hottois@wanadoo.fr

 

visites de ce site depuis juillet 1999

                                                                                                                 Francité